Aménagement du site de la Confluence à Namur

Michel Jehaes, Chef du Département des Voies Publiques de la ville de Namur, nous présentera le projet d’aménagement du site de la Confluence à Namur, le mercredi 25/10 à 17h30, dans les Amphis Opéra (Salle Thiry).

La Confluence de la Meuse et de la Sambre est le lieu de nombreux enjeux urbains au vu son implantation stratégique à Namur. Localisé entre la Citadelle et la vieille ville, le site a été marqué par une série d’interventions et est porteur d’une dynamique intrinsèque d’évolution.

La tentative avortée d’installation du Parlement wallon, il y a plus de vingt ans, a marqué et mobilisé les esprits namurois. La ville de Namur a décidé en 2015 d’organiser un concours d’architecture et de travaux sur le principe d’un marché Concept & Build. Le jury international chargé d’analyser et choisir le projet lauréat parmi les trois candidats finalistes était présidé par l’urbaniste Marcel Smets.

Le projet actuel compose avec ce passé, la population et les contraintes du lieu pour proposer un ensemble de nouvelles fonctions urbaines, pensées aux différentes échelles de la ville. Financé par des fonds FEDER, le projet propose une conception architecturale emblématique, à la fois ambitieuse et respectueuse du cadre bâti namurois.

Lieu : ULiège – Amphis Opéra, Salle Thiry
Place de la République Française 41, 4000 Liège
Entrée libre

Conférences Projet Urbain 2017-18/1

Cycle de conférences organisé par l’Université de Liège / Faculté des Sciences Appliquées & Faculté d’Architecture, la Haute Ecole Charlemagne, la Ville de Liège et le GRE – Liège. Programme 2017-2018 (1/2)

Andenne: “Quartier nouveau du site d’Anton” • 18.10.2017 / 17h30
Alexandre Colot, Responsable Aménagement du Territoire au BEP à Namur

Ce projet d’urbanisation, dont la candidature a été retenue dans le cadre de l’appel à projet «Quartiers nouveaux » lancé par la Région wallonne en 2015, concerne la mutation de plus de 49 hectares en rive droite de la Meuse à Andenne. Ce nouveau pan de ville prévoit une mixité fonctionnelle avec1600 logements, des activités tertiaires, un centre de recherche, un incabuteur d’entreprises, etc. Ce projet intègre le développement d’agriculture urbaine ainsi que l’aménagement de potagers et de vergers. Il vise en outre à la création d’un parc écologique au niveau de la zone humide existante.

Namur: “Quartier de la confluence” • 25.10.2017 / 17h30
Michel Jehaes, Ville de Namur, Chef du Département des Voies Publiques

La zone de la confluence de la Meuse et de la Sambre est au cœur de nombreux enjeux au vu son implantation stratégique à Namur. Le site est conditionné par de nombreuses strates historiques d’interventions et porteur d’une dynamique intrinsèque d’évolution. La tentative avortée d’installation du Parlement wallon, il y a plus de vingt ans, a marqué et mobilisé les esprits namurois. Dans ce contexte, le projet actuel compose avec ce passé, la population et les contraintes des lieux pour proposer à la fois un ensemble de nouvelles fonctions urbaines nécessaires à différentes échelles et une conception architecturale emblématique.

La “Ceinture aliment-terre liègeoise” • 15.11.2017 / 17h30
Christian Jonet, “Ceinture aliment-terre liégeoise”

Ce projet s’inscrit dans le cadre d’une réflexion globale menée sur les « villes en transition » à Liège et alentour depuis plusieurs années. Ce projet est conçu comme un maillon au sein d’une chaîne d’actions et de projets de transition portés et mis en œuvre par des citoyens. Cette dynamique territoriale sert plusieurs objectifs dont notamment, le fait de viser une souveraineté alimentaire locale, de développer les circuits courts alimentaires, d’aider à la remise au travail de personnes en développant une économie locale, de repenser un modèle d’agriculture et d’élevage soutenable, de mobiliser les citoyens et acteurs locaux dans un projet collectif et participatif.

Plan CATCH pour la reconversion de Caterpillar • 29.11.2017 / 17h30
Thomas Dermine, Consultant en charge de la relance économique du bassin carolorégien
Benoît Moritz, Architecte & Urbaniste, Associé du bureau MSA

Après de nombreux soubresauts économiques et sociaux au cours du temps, Caterpillar a annoncé en septembre 2016 la fin de ses activités sur le site de Gosselies, entraînant la perte de plus de deux milles emplois directs. Au printemps 2017, au terme de longues négociations, Caterpillar a annoncé que le site de Gosselies, totalisant plus de nonante hectares, sera cédé pour l’Euro symbolique à la Région wallonne. Implanté au sein de l’aéropôle de Charleroi, ce site représente un fort potentiel de reconversion économique grâce à sa localisation le long de grands axes autoroutiers et de l’aéroport de Brussels South. Le plan CatCh (CATalyst 4 Charleroi), envisage de manière large le redéploiement du plateau nord de Charleroi.

Dynamiques de projets à Liège • 06.12.2017 / 17h30
Willy Demeyer, Bourgmestre de Liège

De nombreux projets urbains sont sortis de terre ou sont en cours à Liège. Ils s’inscrivent dans la dynamique du Projet de Ville 2012-2022. La conférence sera l’occasion de faire le point sur la situation actuelle et future de la ville avant de faire un focus sur le projet emblématique de l’Ecoquartier de Coronmeuse au Nord-Est de Liège.

Lieu: ULiège – Amphis Opéra, Salle Thiry
Place de la République Française 41, 4000 Liège
Entrée libre

 

Un quartier nouveau à Andenne

Alexandre Colot, Responsable Aménagement du territoire au BEP à Namur, nous présentera le Quartier nouveau du site d’Anton (Andenne), le mercredi 18/10 à 17h30, dans les Amphis Opéra (Salle Thiry).

Le projet d’urbanisme du site d’Anton est un des 14 projets retenus dans le cadre de l’appel à projet «Quartiers nouveaux » lancé par la Région wallonne en 2015. Le projet, développé à l’initiative de la commune d’Andenne avec le soutien du BEP, s’appuie sur une politique volontariste de portage foncier (acquisition de terrains) menée de longue date par les autorités communales.

Il est axé sur de développement d’un quartier mixte comprenant 1.600 logements, des activités tertiaires, un centre de recherche, des espaces de coworking, un centre de distribution et un incabuteur d’entreprises. Il intègre le développement de l’agriculture urbaine à travers l’aménagement de potagers et de vergers. Il vise, enfin, la création d’un parc écologique au niveau de la zone humide existante.

Lieu : ULiège – Amphis Opéra, Salle Thiry
Place de la République Française 41, 4000 Liège
Entrée libre

Modification de la règle du comblement : 8.000 hectares lâchés dans la nature ?

Des parlementaires wallons proposent de modifier la règle du comblement du CoDT afin d’étendre son champ d’application. Cette modification, assez technique, amènerait à relâcher plus de 8.000 hectares de terrains potentiellement urbanisables en Wallonie. Une telle politique ne peut que freiner le redéveloppement de la ville sur la ville. Elle induit une relance de l’urbanisation sans urbanisme, sans apporter de réponse aux vrais défis du territoire.

Origine et champ d’application de la règle du comblement

On parlait déjà de lutte contre la dispersion de l’habitat lors de l’adoption de la loi organique de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme en 1962. C’est notamment pour répondre à cet enjeu que cette loi devait proposer d’adopter des plans de secteur couvrant l’ensemble du territoire de la Belgique. La portée et la nature de ces plans de secteurs devaient ensuite être précisées par l’Arrêté royal de 1972, qui a défini les usages du sol autorisés dans chaque type de zone : habitat, agriculture, activité économiques etc.

L’Arrêté royal de 1972 prévoyait, en son article 23, une règle dérogatoire au plan de secteur. Cet article indiquait que, à titre exceptionnel, des constructions pouvaient être autorisées en dérogation au plan de secteur pour autant qu’elles soient localisées à l’intérieur d’un groupe d’habitations déjà construites lors de l’adoption du plan de secteur et situées du même côté d’une voie publique suffisamment équipée. La règle « du comblement » était née.

Cette règle a ensuite fait l’objet de plusieurs amendements, afin de définir plus précisément son champ d’application. Elle est transposée dans le CWATUP en 1984 (art. 188). Son champ d’application est précisé en 1984. Le code précise alors que cette règle ne s’applique qu’à des terrains situés entre deux habitations distantes de 100 mètres maximum (art. 112). Le CoDT, entré en vigueur en juin dernier, reprend cet article 112 moyennant quelques adaptations.

Désormais, en dehors des zones naturelles et des zones de parc, on peut déroger au plan de secteur lorsque :

  1. le terrain est situé entre deux habitations distantes l’une de l’autre de 100 mètres maximum;
  2. ce terrain et ces habitations sont situés à front et du même côté d’une voirie publique suffisamment équipée (eau, électricité, égouttage) et ne dépassant pas trois bandes de circulation ;
  3. le projet ne compromet pas l’aménagement de la zone.

On peut trouver deux motivations à cette règle du comblement.

Il s’agissait d’une part d’autoriser les constructions au sein de groupes d’habitations qui, en raison de leur taille modeste, ne devaient pas être reconnus comme des zones d’habitat au plan de secteur lors de l’adoption de ces derniers. Cette mesure, préventive, devait éviter un morcellement excessif de la zone d’habitat.

La règle du comblement permettait par ailleurs de valoriser l’usage des réseaux existants (eau, égouttage, électricité) dans des zones qui étaient déjà partiellement urbanisées avant l’adoption du plan de secteur. Cette démarche, qui peut paraître somme toute rationnelle, est un des facteurs qui, avec la délimitation même des zones d’habitat, allait contribuer à la production d’une urbanisation dite « en ruban ».

Une proposition de décret pour modifier la règle du comblement

Des parlementaires wallons envisagent aujourd’hui d’étendre le champ d’application de cette règle du comblement, à travers la proposition de décret du 13 avril 2017 [1]. Nous reprenons ici deux des principales modifications qu’ils proposent :

  • le comblement s’appliquerait désormais sur une distance de 200 mètres ;
  • cette distance s’appliquerait désormais quel que soit le côté de la voirie.

Les motivations invoquées par les porteurs de cette proposition de décret sont les suivantes.

« Dans la mesure où des voiries sont équipées en impétrants et qu’il est préférable d’urbaniser les ‘’dents creuses’’, la règle du comblement peut être un allié de choix afin d’éviter d’élargir l’urbanisation en dehors des centres existants. Cela évite également de construire de nouvelles voiries et d’équiper celles-ci vu que le comblement ne vise que les espaces situés entre deux biens situés sur une voirie déjà équipée. »

« Face à la crise du logement d’une part, et face à l’étalement urbain ‘’en ruban‘’, d’autre part, la règle dite du ‘’comblement‘’ – si elle est utilisée dans le seul but d’un remplissage des ‘’dents creuses‘’ – peut s’avérer très efficace sans devoir modifier le plan de secteur avec les conséquences administratives que l’on connaît en termes de lourdeurs administratives et de coûts y afférent. »

Le Conseil d’Etat a remis un avis par rapport à cette proposition de décret (avis 61.506/4). Le fait que cette disposition s’applique désormais des deux côtés de la voirie apparaît contradictoire, selon lui, avec le fait que le terrain doit être situé « entre » deux habitations. Le Conseil d’Etat considère par ailleurs qu’une telle proposition de décret devrait être soumise au préalable à évaluation environnementale (directive 2001/42/CE relative aux « Plans et Programmes »).

A côté de ces aspects juridiques, on peut s’interroger sur l’impact d’une telle mesure sur le territoire wallon. Nous avons ainsi calculé le potentiel d’urbanisation lié à trois scénarios :

  1. scénario 1 : la règle actuelle (100 m, d’un côté de la voirie) ;
  2. scénario 2 : extension de cette règle à 200m, mais toujours d’un seul côté de la voirie ;
  3. scénario 3 : extension à 200m quel que soit l’implantation des bâtiments par rapport à la voirie, à savoir le scénario envisagé par la proposition de décret du 13 avril 2017.

L’analyse repose sur le croisement de trois bases de données : le plan de secteur numérisé, le cadastre (caractérisation du bâti et délimitation des parcelles) et l’IGN vectoriel (tracé et caractérisation des voiries). Les parcelles susceptibles d’être affectées par ces trois scénarios ont alors pu être identifiées sur base d’un traitement par Système d’Information Géographique [2].

Résultats de l’analyse

Il ressort de cette analyse que la proposition de décret du 17 avril est susceptible d’élargir considérablement le champ d’application de la règle du comblement (table 1). On passe ainsi d’une superficie totale de 1.540 ha concernés par la règle de comblement dans sa formulation actuelle à 2.983 ha dans le scénario 2 et 8.386 ha dans le scénario 3.

Scénario 1
règle actuelle
Scénario 2
200m, un côté
Scénario 3
200m, deux côtés
Brabant Wallon 126 192 594
Hainaut 705 1.462 4.255
Liège 366 697 2.133
Luxembourg 118 228 664
Namur 224 404 741
Total Wallonie 1.540 2.983 8.386

Table 1 – Potentiel de comblement en valeur absolue (en hectares)

Les effets de cette proposition de décret seraient particulièrement marqués dans le Hainaut ainsi que le Nord-Est de la Province de Liège (carte 1). Ces deux espaces sont caractérisés par une urbanisation héritée assez diffuse, propice au renforcement de la règle du comblement. Ce n’est toutefois pas dans ces espaces que la rareté de terrains disponible est la plus marquée en Région wallonne. A titre de comparaison on voit que cette règle du comblement ne permettrait d’ouvrir que 594 ha en Brabant wallon là où la pression foncière est la plus forte.

Comblement_potentiels_compilés3b
Carte 1 – Localisation des effets des différents scénarios (en ha)

Comblement_potentiels_relatifs_DF3b
Carte 2 – Localisation des effets du scénario 3 par rapport à l’offre foncière disponible en zone d’habitat (en %)

A titre de comparaison, la superficie cumulée de l’ensemble des territoires repris en zone d’habitat et en zone d’habitat à caractère rural au Plan de Secteur en Wallonie est de 180.580 ha. Alors que le potentiel lié à la règle de comblement, dans sa formulation actuelle, ne représente que 0,9% de cette superficie, on passerait à 4,6% dans le scénario de la proposition de Décret en discussion. Cette augmentation de près de 5% de la zone d’habitat au plan de secteur se ferait cette fois sans compensation d’aucune sorte, alors que toute augmentation de la zone urbanisable liée à l’adoption d’un document d’aménagement du territoire doit, dans le cadre du CoDT, faire l’objet d’une compensation planologique et peut entrainer une taxe sur la plus-value foncière (Art.D.IV.48).

Comblement_avant_après

Carte 3 – Répartition des zones concernées par la règle de comblement entre scénario 1 (règle actuelle) et 3 (200 m des 2 côtés). Fenêtre de 5000×5000 m

On peut également comparer le potentiel lié au comblement à celui des terrains actuellement non bâtis au sein des zones d’habitat au plan de secteur (carte 3). On relève que cette proposition de Décret amène à augmenter de 2,7% l’offre foncière potentielle dans la situation actuelle à 14,6% suite à la mise en œuvre de cette proposition de décret. On constate par ailleurs que cette offre foncière additionnelle viendrait se déployer de manière extrêmement diffuse au sein des paysages existants (carte 3), contribuant par là même à une relance de l’étalement urbain.

Vers une relance de l’urbanisation sans urbanisme ?

Loin de contribuer au recentrage de l’urbanisation au sein des noyaux d’habitat, la proposition de décret s’inscrit dans une forme d’urbanisation indifférente au contexte et aux enjeux locaux. Il s’agit là d’un nouvel avatar de ce que Bénédicte Grosjean appelle l’« urbanisation sans urbanisme » [3], à savoir une colonisation progressive de l’espace périurbain et rural sans vision d’ensemble quant aux pôles à densifier/développer et leurs qualités spatiales attendues.

Face aux enjeux mis en avant par les promoteurs de cette proposition de Décret, à savoir lutter contre la crise du logement et limiter l’étalement urbain, la priorité est bien davantage de mettre en œuvre les outils prévus par le CoDT, comme la zone d’enjeu communal (ZEC). Cet outil devrait permettre de cibler des zones spécifiques où le comblement est éventuellement souhaitable et de rencontrer le problème des dents creuses. Rappelons qu’une des motivations sous-jacentes au basculement depuis le CWATUP vers le CoDT était de réduire les délais de procédure et d’accélérer les décisions en matière d’aménagement du territoire.

Nous avons mis en évidence à travers nos traitements cartographiques que la proposition de décret est susceptible de relancer une urbanisation diffuse du territoire.

Une telle offre foncière additionnelle viendrait à nouveau freiner la reconstruction de la ville sur la ville. Une trop grande disponibilité de terrains urbanisables, localisés en périphérie, pénalise le recyclage urbain et l’urbanisation de terrains plus centraux, dont la mise en œuvre est parfois plus complexe (procédures plus longues, voisinage, pollution des sols etc.). Les pôles urbains les plus fortement impactés par cette politique seraient sans doute ceux qui sont situés à l’extrême Ouest (Mouscron, Tournai, Mons) et Est de la Wallonie (Verviers en particulier).

Une urbanisation diffuse du territoire nie également les valeurs du paysage périurbain et rural. Tantôt elle se déploie le long de voiries très visibles dans les espaces ouverts, tantôt elle autorise une privatisation larvée du paysage par construction et obstruction des vues le long de voies qui offraient jusque-là des échappées visuelles vers ces mêmes espaces ouverts. Ces deux phénomènes se conjuguent bien souvent et contribuent à dénaturer de nombreux abords de noyaux périurbains et ruraux. Cette politique est susceptible d’induire une dégradation sensible des paysages du Pays de Herve et du Plateau limoneux hennuyer.

Enfin, nous faisons l’hypothèse que de nombreux terrains visés par cette modification de la règle du comblement sont aujourd’hui occupés par des prairies. L’impact sur la biodiversité d’une telle mesure mériterait en tout état de cause d’être analysé en profondeur. De façon générale, il nous parait essentiel de soumettre une politique telle que visée par cette proposition de Décret à une évaluation d’impact qui considère à la fois les dimensions paysagères, eco-systémiques et urbaines de la question.

Notes

[1] L’ensemble des documents et des travaux parlementaires relatifs à cette proposition de décret sont disponibles sur le site suivant : https://www.parlement-wallonie.be/pwpages?p=doc-recherche-det&id_doc=78117

[2] Ce traitement numérique s’est fait en quatre étapes : (1) identification des «habitations» au sein du bâti (sur base du cadastre) ; (2) création de zones éligibles aux abords des voiries (IGN + plan de secteur + cadastre); (3) analyse de la proximité entre les habitations (cadastre) ; (4) sélection des parcelles non bâties entre habitations proches (en considérant les périmètres de protection du CoDT).

[3] Grosjean B. (2010), Urbanisation sans urbanisme. Une histoire de la « ville diffuse », Mardaga.

Des Tiny Houses en Wallonie : une solution face à la crise ?

A la suite aux dommages provoqués par l’ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans, on a vu se développer aux Etats-Unis des « Tiny Houses », soit des maisons, fixes ou mobiles, de 10 à 20 m2 de surface de plancher. Ces Tiny Houses se distinguent de l’habitat en caravane par le choix délibéré de reproduire, en modèle certes très réduit, des typologies pavillonnaires somme toute assez classiques : maison à toiture à deux versants ou à toit plat. Ce nouveau modèle constructif recourt parfois à de l’auto-construction, totale ou partielle, de manière à compresser au maximum les prix du logement (on parle ici de « maisons » d’un prix inférieur à 20.000 EURs).

Dans bien des cas, il s’agit de constructions en bois, dont les plans sont disponibles librement sur Internet, sur un modèle d’économie collaborative où l’usager assume une part significative des coûts et bénéfices liés à la production de son propre logement. Les plans ainsi proposés à la reproduction/adaptation sont basés sur un schéma assez standard : module cuisine/douche accolé à un espace multi-usages, avec lit en mezzanine au dessus du bloc cuisine. Ces maisons sont largement ouvertes sur l’extérieur, de manière à compenser l’exiguïté de l’espace intérieur et assurer un ancrage dans leur environnement.

Derrière le vernis quelque peu futile de « maisons de poupées », on peut voir dans ce mouvement des Tiny Houses une solution, bricolée par les usagers, à la question du droit au logement, et plus spécifiquement au droit au logement en propriété, faute de réponse adéquate de la part des autorités publiques à la suite de la crise immobilière de 2008. A côté de ces aspects économiques et sociaux, d’autres arguments sont couramment invoqués pour soutenir ce mode constructif alternatif, comme par exemple l’absence de procédures administratives liées au permis pour ce type de logement (en France par exemple), le caractère écologique (encore faut-il voir sur quoi sont « branchées » ces Tiny houses) ou encore la rapidité de construction par rapport aux filières habituelles (d’où l’usage du bois).

En filigrane de cette nouveau mode constructif, on retrouve par ailleurs un appel à un habitat plus austère, moins consommateur de ressources, sur le modèle de la cabane d’Henry Thoreau. Même si, nous l’avons dit, ce type de logements s’est d’abord développé en réponse à la crise économique, vivre en Tiny House peut apparaître comme un choix délibéré pour certains, forme de réponse individuelle à l’accumulation et à l’étalement. Il nous semble que ce type d’habitat, extrêmement frugal, et où tout l’espace est optimisé, porte au fond un nouvel éclairage sur la question de la superficie minimale des logements, tant le curseur semble ici avoir été poussé à l’extrême.

Quelle est la valeur de l’espace dans une société en mutation ?

La taille minimale du logement est encadrée par le Code du Logement en Région Wallonne. Le législateur a considéré, à juste titre, que la détermination de la superficie minimale des logements ne pouvait être laissée à la seule appréciation du marché, dans la mesure où elle constitue un choix de société qu’il s’agit d’encadrer. Le secteur du très petit logement (moins de 28 m2) est particulièrement contraint et fait l’objet d’une procédure de permis de location.

Cette régulation a pour but d’éviter des situations inacceptables socialement et une course au moins-disant dans les filières de production immobilière. Reste que la régulation est par nature très formalisée et ne tient pas compte des services qui entourent le logement et qui contribuent à sa qualité. Elle ignore le caractère fluctuant des ménages à géométrie variable, ainsi que la diversité des solutions architecturales qui peuvent être proposées pour une superficie donnée. Le poids accordé à la variable spatiale, sous son jour quantitatif apparaît de ce point de vue assez restrictif par rapport à l’hybridation de nos modes de vie et des espaces que nous habitons.

Il n’est pas inutile de rappeler que la taille moyenne des logements en Belgique est de loin supérieure à celle que l’on connaît dans les pays voisins. Elle est chez nous de 124 m2, contre 96 m2 en Europe, 94 m2 en Allemagne et en France, et 107 m2 aux Pays-Bas[1]. Seul le Luxembourg et Chypre ont une taille moyenne de logement supérieure à la Belgique. Ce constat est vrai pour le logement en accession (139 m2 en Belgique contre 97 m2 de moyenne européenne) comme pour le locatif (86 m2 en Belgique contre 75 m2 de moyenne européenne).

Le fait de disposer de logements en moyenne plus spacieux que la moyenne des pays voisins est a priori plutôt positif. Remarquons cependant que certains pays caractérisés par un système de protection social réputé présentent des tailles de logement moyennes inférieures à celles que l’on connaît en Belgique. C’est en particulier le cas de la Suède et de la Finlande, voire de la Suisse dans une moindre mesure. La prégnance du modèle acquisitif en Belgique n’est pas étrangère à cette donnée.

Il convient par ailleurs de reconnaître que cette moyenne cache une disparité très forte entre différents types de ménages. Le nombre de logements de petite taille (moins de 35 m2) a ainsi explosé au cours des dernières décennies et la pression exercée à la demande ne cesse de s’amplifier. Ceci s’explique bien entendu par des facteurs économiques, liés au coût du logement et à la diminution des capacités financières des ménages. Il ne faudrait toutefois pas sous-estimer les facteurs démographiques à l’œuvre dans cette évolution. Le nombre de ménages de petite taille a ainsi considérablement augmenté au cours des dernières années et est susceptible d’encore progresser très fortement à l’horizon 2060. Dans ses dernières prévisions, le Bureau Fédéral du Plan prévoit ainsi que la part des ménages d’une seule personne devrait passer de 34% en 2016 à 42% en 2060[2]. Il s’agira alors du type de ménage le plus « commun », bien devant les ménages composés de couples avec enfants (23.1 %), de couples sans enfants (22.7 %) ou de familles monoparentales (10.3%). Il est bien entendu que notre parc de logement, et la taille moyenne des logements, devront s’adapter à cette réalité.

Il convient par ailleurs de relativiser l’intérêt de grands logements au vu des coûts que ceux-ci peuvent induire en matière d’étalement urbain ou de consommation énergétique. On peut, également, se demander si la structure du parc résidentiel actuel ne privilégie pas la superficie aux services associés au logement, en matière d’accès aux aménités urbaines ou de locaux partagés par exemple, ainsi qu’à la qualité intrinsèque de ceux-ci, en matière de niveau d’équipement intérieur.

Tout ceci doit nous amener à relativiser la valeur de la taille des logements et à accorder plus d’importance aux attentes relatives au contexte dans lequel ceux-ci s’insèrent ainsi qu’aux caractéristiques des ménages. Ces deux aspects devraient connaître une évolution notable dans les années à venir.

Quelle place pour le petit logement en Wallonie ?

La superficie habitable d’un logement doit être au minimum de 15 m² pour une personne et de 28 m² pour deux personnes en Wallonie[3]. Il convient de noter que les pièces de moins de 4m² (sanitaires et locaux techniques) ainsi que les pièces dont la largeur est constamment inférieure à 1,5 m (circulations) ne sont pas comptabilisées dans la superficie habitable.

Le Code prévoit par ailleurs que la superficie minimale habitable d’au moins une pièce d’habitation en m² doit être de 10 m² pour des logements d’une personne et de 15 m² pour des logements de deux personnes ou plus. Il prévoit par ailleurs que toute pièce utilisée comme chambre pour deux personnes doit comporter au minimum une superficie au sol de 6 m². Le Code prévoit par ailleurs que, pour le logement à créer, la superficie habitable minimale doit être égale ou supérieure à 24 m², qu’il s’agisse de constructions neuves ou du résultat d’opérations de division. A la différence de la Région Bruxelloise, les règlements régionaux d’urbanisme n’abordent pas la question de la taille minimale des logements neufs en Wallonie.

Ces dispositions réglementaires ne permettraient pas de développer des Tiny Houses sur le modèle de celles que l’on voit prospérer aux Etats-Unis. Elles restent assez néanmoins ouvertes à la production de logements d’assez petite taille et apparaissent en retrait des dispositions adoptées dans certaines régions voisines. Certaines villes wallonnes ont dès lors adopté des dispositions pour limiter la production de petits logements sur leur territoire, via notamment des guides en matière de division des logements existants. La volonté est ici d’éviter des dynamiques de concentration des ménages précaires dans certains quartiers, mais ces mesures tendent à ignorer la vague démographique qui nous attend en matière de croissance des ménages d’une personne.

Les Tiny Houses ne constituent pas une réponse satisfaisante à la question du logement, dans la mesure où ces solutions constructives reproduisent le modèle de l’habitat pavillonnaire qui vient se greffer sur des services existants sans véritablement contribuer à produire de la ville. Il apparaît néanmoins indispensable de mieux définir les attentes en matière de production de petits logements en Wallonie, à travers une combinaison de dispositions relatives au logement et à l’urbanisme, si l’on veut encadrer de manière efficace le jeu de l’offre et de la demande dans ce domaine, en considérant que la taille des logements neufs est susceptible de subir une forte pression à la baisse dans les années à venir, et ce en particulier dans les centres urbains.

[1] Eurostat (2014), Living conditions in Europe, eurostat Statistical books, ISSN 2363-2526.

[2] Bureau Fédéral du Plan (2017), Perspectives démographiques 2016-20. Population et ménages, Stabel.

[3] Arrêté du Gouvernement wallon déterminant les critères minimaux de salubrité, les critères de surpeuplement et portant les définitions visées à l’article 1er, 19° à 22°bis, du Code wallon du Logement

Article paru dans les Echos du Logement, n°120, Architecture(s) et Modes constructifs, pp. 24-25.

Conférences Projet Urbain, 2016-2017

Cycle de conférences organisé par l’Université de Liège / Faculté des Sciences Appliquées – Faculté d’Architecture, la Haute Ecole Charlemagne, la Ville de Liège et le GRE – Liège.
Lieu : ULg – Amphis Opéra – 4000 Liège. Entrée libre.

L’Eco-Quartier des Rives de la Haute Deule
Mercredi 08.03.2017 / 17h30 / Salle Thiry
Jean-Pierre Pranlas-Descours, Architecte et Directeur de l’Agence PDAA à Paris

Situé au niveau de la métropole de Lille, le projet global des Rives de la Haute Deûle couplé au programme d’ « Eura Technologies » s’inscrit dans le concept de la “ville renouvelée”. Il s’agit d’une vaste opération de mobilisation d’anciens territoires industriels pour une reconversion mixte de nouvelles fonctions urbaines et économiques Au sein de ce vaste territoire d’une centaine d’hectares, le projet de la ZAC des Rives de la Haute Deule (25 ha) va s’y inscrire pour composer avec la présence historique de l’eau et replacer cet élément fondateur et mémoriel dans une nouvelle dynamique identitaire, en incluant également d’autres strates historiques, tels que d’anciens bâtiments industriels, dans la configuration de ce nouveau quartier associant habitats, bureaux, équipements et espaces publics.

Master plan Vrieheide – De Stack, Heerlen
Mercredi 15.03.2017 / 17h30 / Salle Thiry (EN)
Rik Martens, Architecte Associé du bureau Humblé Martens – Architectuur & Stedelijk Ontwerp.

Les initiatives citoyennes participant au développement urbain, tels que les festivals, les jardins communautaires, les apéros urbains, etc., sont rarement intégrées aux politiques publiques urbaines, qui se veulent pourtant de plus en plus participatives. La Ville de Heerlen souhaitait reconnecter ces deux approches au travers de l’élaboration participative d’un master plan “Buurtbusiness” pour le quartier Vrieheide – De Stack, enfermé dans une spirale de dégradation. L’objectif était d’intégrer tous les niveaux d’action mais aussi les temporalités des différents acteurs en présence, afin d’élaborer ensemble une vision à long-terme pour le développement du quartier. Depuis lors, de nombreux projets concrets ont vu le jour et sont portés directement par les acteurs locaux, non seulement les citoyens mais aussi les entrepreneurs présents dans et autour du quartier.

L’Eco-Quartier GINKO à Bordeaux
Mercredi 19.04.2017 / 17h30 / Salle Thiry
Olivier Brochet, Architecte Associé de l’Agence Brochet /Lajus /Pueyo à Bordeaux

En février 2006, Bouygues Immobilier, associé aux bailleurs sociaux Aquitanis et Mésolia habitat, est désigné lauréat pour un projet d’aménagement de la zone d’aménagement concerté (ZAC) « La Berge du Lac ». L’Agence Brochet-Lajus-Pueyo est mandatée avec Christian Devillers & associés et l’agence de paysagistes Signes. Un des enjeux primordiaux de l’élaboration de l’Eco-Quartier Ginko consiste à gérer des interfaces délicates et à dialoguer avec l’histoire, avec la présence du quartier voisin des Aubiers, celle du centre commercial, mais aussi du secteur tertiaire proche (Parc des expositions, Palais des congrès, Centre hôtelier…), l’habitat, commerces, emplois, les équipements et les espaces publics. Les premiers travaux ont démarrés en juillet 2010, afin d’accueillir les premiers habitants en septembre 2012. L’Eco-Quartier Ginko a opté pour une architecture bioclimatique, des logements THPE (Très Haute Performance Énergétique) et BBC (Bâtiments Basse Consommation), a recourt aux énergies renouvelables, à l’usage raisonné de l’eau, etc.

Expériences de psychanalyse urbaine
Mercredi 26.04.2017 / 17h30 / Salle Thiry
Laurent Petit, Psychanalyste Urbain et Directeur de l’A.N.P.U.

La psychanalyse urbaine consiste à coucher les villes sur le divan, détecter les névroses urbaines et proposer des solutions thérapeutiques adéquates. Fondée en 2008, l’A.N.P.U. (l’Agence Nationale de Psychanalyse Urbaine) a psychanalysé une soixantaine de villes et de territoires dont des grandes villes comme Marseille, Montpellier, Rennes Métropole ; des villes moyennes comme Partenay, Dunkerque, Hénin-Beaumont; des régions entières comme la Camargue, les Côtes d’Armor, l’île de Ré et des villes à l’étranger comme Alger, Tunis, Bruxelles et Mons en Belgique, etc. Cette conférence présentera la méthodologie mise en place au cours de toutes ces années via quelques cas particulièrement saisissants.

Le Vieux Montréal
Mercredi 03.05.2017 / 17h30 / Salle Thiry
Priscilla Ananian, Prof. Dr. Architecte – Urbaniste, Département d’études urbaines et touristiques, École des sciences de la gestion, Université du Québec à Montréal.

La conférence sera l’occasion d’aborder la démarche entreprise concernant le Vieux Montréal et la dynamique mise en place visant à favoriser, entre autres, l’installation des classes moyennes. Ces nombreux développements immobiliers sont considérés comme autant d’occasions pour planifier la ville de demain ainsi que son attrait pour les besoins et usages multiples en évolution. Dans cette optique, la Ville de Montréal entend établir une vision d’ensemble cohérente et concertée de ces différents projets urbains, qui proposent notamment de nouvelles typologies d’habitat et compte s’appuyer dessus pour accroître la qualité de vie dans la métropole et assurer la pérennisation des habitants. Lieu : ULg – Amphis Opéra Place de la République Française, 41, 4000 Liège. Entrée libre

Le Plan Canal: Une ambition métropolitaine pour le redéveloppement de Bruxelles

Conférence CERES de Mr. Olivier Menalda, Chef de Projet « Plan Canal » à la SAU – Société d’Aménagement Urbain. Lundi 28 novembre 2016, à 17h30, Auditoire 01, Bât. 37 – Sart Tilman

Afin de répondre aux enjeux auxquels la Région de Bruxelles-Capitale est confrontée à savoir le besoin en logements, écoles, équipements et espaces publics liées au boom démographique et le maintien de l’activité économique en Ville, celle-ci a développé une stratégie de développement territoriale autour du territoire du canal dénommée le «Plan Canal».

Lancé par la Région en 2012, ce plan vise à doter l’ensemble du territoire du Canal d’une approche globale de développement. En 2015, le Gouvernement régional s’est donné 10 ans pour l’implémenter. L’Association Internationale des Urbanistes (AIU – ISOCARP) a attribué le 1er Grand Prix d’excellence en urbanisme à la Région de Bruxelles-Capitale pour ce Plan en indiquant qu’il est «un outil de planification multidisciplinaire ambitieux et novateur, développé pour réussir le (re)développement des quartiers centraux tout en abordant les principaux défis socio-économiques et environnementaux».

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La conférence sera suivie d’une séance de questions/réponses ainsi que d’un cocktail.

L’évènement est gratuit mais pour sa bonne organisation, nous vous invitons à vous inscrire en ligne au plus tard pour le lundi 21 novembre midi. Suivez le lien suivant : https://lc.cx/oxPV

Un souper est également prévu au Restaurant L’Enoteca, à Liège, à 20h00. La participation au souper est, quant à elle, payante (75€/personne).

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La stratégie de régénération urbaine de Charleroi, par Paul Magnette

Paul Magnette nous présentera la stratégie de régénération urbaine de Charleroi, le mardi 15/11/2016, à 17h30, dans les Amphis Opéra.

De nombreux projets urbains ont vu le jour ou sont en cours à Charleroi : requalification des quais de Sambre, hôtel de police, projet Phénix, projet Rive Gauche… Un “bouwmeester” a été nommé par la Ville afin de mener une réflexion sur la stratégie à suivre en matière de régénération urbaine.

Ce cadre stratégique, intitulé “Charleroi Métropole”, donne les grandes orientations pour l’évolution future de la ville. Il a été établi, en étroite collaboration avec tous les grands opérateurs publics et privés présents sur le territoire.

Il se propose de « requalifier le centre-ville, pour lui donner les fonctions vitales d’une métropole technologique du XXIe siècle, et rendre aux Carolos le goût de vivre, travailler et se divertir en ville ».

Ce cadre souple et évolutif met en réseau une série d’interventions phares qui viennent remailler l’ensemble du territoire de la ville. L’accent y est mis sur la qualité architecturale et urbaine. Plus généralement, le projet s’inscrit dans une réflexion sur la culture en ville et de la ville. Il est étroitement lié aux acteurs du théâtre, de la danse, des expositions temporaires etc.

Cette stratégie est par ailleurs portée par une nouvelle communication, à destination de la population et du monde extérieur, qui vient compléter l’ambitieuse dynamique urbaine portée par la Ville de Charleroi.

Cycle de conférences organisé par l’Université de Liège / Faculté des Sciences Appliquées – Faculté d’Architecture, la Haute Ecole Charlemagne, la Ville de Liège et le GRE – Liège.

Inscription (gratuite) via http://www.argenco.ulg.ac.be

Le projet mediapark.brussels

Conférence de Louise Richard, Chef de projet mediapark.brussels, Département Stratégie territoriale, Bureau Bruxellois de la Planification et Pierre-Marie Auffret, chef de projet pour l’Agence François Leclercq architectes urbanistes le 12/10 à 17h30 dans les amphis Opéras, Salle Lejeune.

La région bruxelloise a identifié le site Reyers et ses alentours comme une zone d’enjeu pour l’avenir de son territoire. Son ambition est d’y mener une vaste opération urbaine visant à remettre la qualité de vie au cœur de quartiers dont l’urbanisme a été marqué par les infrastructures routières lourdes (viaduc Reyers, E40).

Le quartier intégrera des fonctions résidentielles, commerciales, de services et de loisirs, mais permettra aussi de renforcer le tissu économique existant, à travers, notamment, l’émergence d’un écosystème innovant axé sur les médias et les secteurs créatifs.

Ce projet s’inscrit dans la foulée de la réflexion engagée dans le cadre du schéma directeur de la zone Reyers, qui prévoit le réaménagement de l’entrée de l’autoroute E40 dans Bruxelles en un parkway. Le réaménagement du pôle économique Reyers constituait un des 5 projets phares de ce schéma directeur.

Entrée libre. Inscription via http://www.argenco.ulg.ac.be/

Cycle de conférences organisé par l’Université de Liège / Faculté des Sciences Appliquées – Faculté d’Architecture, la Haute Ecole Charlemagne, la Ville de Liège et le GRE – Liège.

Conférences Projet Urbain 2016-17

Conférences Projet Urbain, Programme 2016-2017

Lieu : ULg – Amphis Opéra – 4000 Liège
Inscription (gratuite) : www.argenco.ulg.ac.be

Le projet mediapark.brussels, Mercredi 12.10.2016, 17h30, Salle Lejeune
Louise Richard, Chef de projet mediapark.brussels, Département Stratégie territoriale, Bureau Bruxellois de la Planification.
Pierre-Marie Auffret, chef de projet pour l’Agence François Leclercq architectes urbanistes.

La région bruxelloise a identifié le site Reyers et ses alentours comme une zone d’enjeu pour l’avenir de son territoire. Son ambition est d’y mener une vaste opération urbaine visant à remettre la qualité de vie au cœur de quartiers dont l’urbanisme a été marqué par les infrastructures routières lourdes (viaduc Reyers, E40). Le quartier intégrera des fonctions résidentielles, commerciales, de services et de loisirs, mais permettra aussi de renforcer le tissu économique existant, à travers, notamment, l’émergence d’un écosystème innovant axé sur les médias et les secteurs créatifs. 

Un “quartier nouveau” à Bastogne, Mercredi 26.10.2016, 17h30, Salle Bovy
Damien Franzen, Bureau d’architecture FHW.
Annick Burnotte, Echevine de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme à Bastogne. 

Ce projet, dont la candidature a été retenue dans le cadre de l’appel à projets “quartiers nouveaux” lancé par la région wallonne, concerne un site de 35ha à proximité du centre-ville. Le programme prévisionnel prévoit une mixité de fonctions, dont 650 logements, des ateliers ruraux pour indépendants, une école, une crèche, mais aussi une dorsale végétale et cyclo-pédestre reliant le quartier au centre-ville. Le projet met en outre la participation citoyenne à l’honneur ainsi que les partenariats, notamment via la co-gestion d’espaces, des équipements partagés et une coopérative des propriétaires.

La stratégie de régénération urbaine de Charleroi, Mardi 15.11.2016, 17h30, Salle Thiry
Paul Magnette, Bourgmestre de Charleroi.

De nombreux projets urbains sont sortis de terre ou sont en cours à Charleroi (hôtel de police, projet Phénix, projet Rive Gauche,…). Un “bouwmeester” a été engagé par la Ville afin de mener une réflexion sur la stratégie à suivre en matière de régénération urbaine. De cette réflexion est sorti un schéma stratégique intitulé “Charleroi Métropole”, donnant les grandes orientations pour l’évolution future de la ville. Cette stratégie est portée par une nouvelle communication qui vient compléter l’ambitieuse dynamique urbaine portée par la Ville de Charleroi. 

Appel à projets citoyens (Bruxelles), Mercredi 30.11.2016, 17h30, Salle Lejeune
Sophie Dawance, architecte et urbaniste, auteur de projet au sein du Collectif ipé et assistante en Faculté d’architecture à l’ULg.

Les initiatives citoyennes participent à la fabrique de la ville. Au-delà des interventions physiques et des formes d’appropriation qu’elles permettent, celles-ci sont souvent porteuses d’innovation sociale. Comment les pouvoirs publics peuvent-ils soutenir ces projets? Comment une politique urbaine peut-elle les reconnaître et intégrer sans les dénaturer? “Quartiers durables citoyens”, “Potagers”, “Quartiers verts”,… la Région de Bruxelles Capitale lance chaque année un ensemble, désormais coordonné, d’appels à projets qui s’adressent aux citoyens et visent le renforcement de leurs initiatives collectives pour la ville. 

Le projet Paradis Express (Liège), Mercredi 14.12.2016, 17h30, Salle Lejeune
Jean-Yves Eischen, Bureau d’architecture Greisch
Sebastian Moreno-Vacca, Bureau d’architecture A2M

Ce projet d’éco-quartier porté par Befimmo s’implantera en bordure de l’esplanade des Guillemins, entre la nouvelle tour des finances et la gare. Au total, environ 35.000m2 seront développés, incluant des fonctions de bureau, de logement et de commerce de proximité. La conception des bâtiments répond au standard passif et s’approche du «Near-Zero EnergyBuilding». Par ailleurs, le projet répond aux exigences de la certification environnementale BREEAM, notamment en ce qui concerne le choix de matériaux, la gestion de l’eau, des déchets, de l’environnement et de la mobilité… 

Cycle de conférences organisé par l’Université de Liège / Faculté des Sciences Appliquées – Faculté d’Architecture, la Haute Ecole Charlemagne, la Ville de Liège et le GRE – Liège.