Densification versus extension de l’urbanisation en Wallonie

Je vous invite à participer à une présentation des travaux réalisés par notre équipe, le 28 mars prochain de 10h à 12h30 à l’IWEPS, intitulée :

« Densification versus extension : modélisation de deux scénarios d’urbanisation à l’horizon 2050 dans la perspective du stop béton en Wallonie »

Les données cadastrales pour 1990, 2000 et 2010 ont été utilisées afin de calibrer et valider des modèles d’expansion urbaine basés sur une combinaison d’automates cellulaires et de modèles à agents. Ces modèles permettent d’anticiper l’artificialisation du sol à l’horizon 2050. Les valeurs dérivées de la calibration et de la validation nous renseignent sur les dynamiques passées. Ces données de calibration sont ensuite utilisées pour les projections futures. L’originalité du travail réalisé tient dans le modèle développé, qui permet de modéliser différents niveaux de densité et les transitions entre ces niveaux de densité, alors que la plupart des modèles courants adoptent une approche binaire de l’urbanisation (construit versus non-construit). Le modèle développé au sein du LEMA couvre l’ensemble du territoire de la Wallonie.

La présentation se fera en français. Les slides seront en anglais.

Lieu et horaire : IWEPS, Route de Louvain-la-Neuve 2, 5001 Namur (Belgrade), salle C09, le mercredi 28 mars 2018 de 10h à 12h30.

L’inscription est gratuite mais obligatoire à l’adresse m.janssens@iweps.be jusqu’au 23 mars 2018 au plus tard en mentionnant votre NOM, PRENOM, ORGANISME.

Quelques articles de référence :

El Saeid Mustafa, A. M., Heppenstall, A., Omrani, H., Saadi, I., Cools, M., & Teller, J. (2018). Modelling built-up expansion and densification with multinomial logistic regression, cellular automata and genetic algorithm. Computers, Environment and Urban Systems, 67, 147-156.
http://hdl.handle.net/2268/215639

El Saeid Mustafa, A. M., Saadi, I., Cools, M., & Teller, J. (2018). Understanding urban development types and drivers in Wallonia. A multi-density approach. International Journal of Business Intelligence and Data Mining, 13(Nos. 1/2/3), 309–330.
http://hdl.handle.net/2268/215423

Mustafa, A. M. E. S., Van Rompaey, A., Cools, M., Saadi, I., & Teller, J. (2018). Addressing the determinants of built-up expansion and densification processes at the regional scale. Urban Studies.
http://hdl.handle.net/2268/216594

El Saeid Mustafa, A. M., Cools, M., Saadi, I., & Teller, J. (2017). Coupling agent-based, cellular automata and logistic regression into a hybrid urban expansion model (HUEM). Land Use Policy, 69C, 529-540.
http://hdl.handle.net/2268/215176

Conférences Projet Urbain 2017-18/2

Cycle de conférences organisé par l’Université de Liège / Faculté des Sciences Appliquées – Faculté d’Architecture, la Haute Ecole Charlemagne, la Ville de Liège et le GRE – Liège. Programme 2017-2018 (2/2)

La ville autrement, l’urbanisme temporaire à Paris • 07.03.2018 / 17h30
Emilie Moreau, Atelier Parisien d’Urbanisme

La révolution numérique et l’essor de l’engagement citoyen ont induit l’émergence de nouveaux modes d’action dans la ville. La puissance publique est ainsi amenée à développer des outils renouvelant la participation citoyenne dans le cadre de nouvelles formes d’engagement, centrées sur des usages temporaires et éphémères de la ville. Des collectifs s’organisent pour occuper des espaces vacants, ce qui contribue à révéler le potentiel de ces lieux à travers de nouveaux usages, parfois imprévus. Cette présentation sera l’occasion de faire le point sur les initiatives d’urbanisme temporaire développées au sein de la Métropole du Grand Paris ces dernières années, tel que le projet emblématique de l’ancien site de l’Hôpital Saint-Vincent de Paul.

Le téléphérique urbain de Toulouse • 14.03.2018 / 17h30
Cyril Ladier, responsable du projet auprès de Tisséo

Toulouse, cinquième métropole de France doit gérer la mobilité au sein de son territoire. Les transports en communs offrent déjà une série de solutions classiques, tels que métro, bus à haut niveau de service, tram, etc. Pour compléter les réseaux structurants existants, le choix du téléphérique urbain s’est imposé afin de relier trois pôles importants en s’affranchissant des difficultés du relief local présentant un dénivelé de plus de cent mètres sur une distance de trois kilomètres. Le téléphérique pourra transporter plus de 1.500 personnes par heure et par sens pour un coût d’investissement inférieur à celui d’un tram ou d’un métro et pour un coût d’exploitation inférieur à celui d’une ligne de bus.

Mise en place de “Contrats Ecole” à Bruxelles • 28.03.2018 / 17h30
Valeria Cartes Leal, Perspective Brussels

Suite à l’expérience pilote menée au sein de 4 écoles bruxelloises en 2017, le Contrat École est un nouveau programme régional de rénovation urbaine, approuvé par le Gouvernement régional bruxellois le 23 novembre 2017. Un Contrat École a pour objectif d’intégrer au mieux une école dans son environnement et son quartier, par des aménagements du site scolaire et de son périmètre avoisinant. Il s’agit d’un partenariat conclu entre la Région de Bruxelles-Capitale, l’école concernée, son pouvoir organisateur et la commune où elle est implantée. Il implique également les associations de quartier, les habitants, les usagers de l’établissement scolaire et les gestionnaires d’équipements collectifs.

Le genre, une compétence intégrée dans les projets urbains • 25.04.2018 / 17h30
Pascale Lapalud, urbaniste, co-fondatrice de la plateforme d’innovation urbaine Genre et Ville. Cette intervention s’incrit dans le cadre de la semaine « Avril en Ville ».

Si les gender studies entrent timidement dans les études d’urbanisme et d’architecture, la place des femmes dans l’espace public reste un enjeu critique dans nos sociétés. Parler de genre et de villes, c’est comprendre les liens entre un système sociétal de domination et la production d’espaces urbains. Les questions de genre s’intègrent désormais dans les politiques publiques un peu partout, que ce soit dans les petites villes ou les métropoles. La Ville de Paris a choisi une démarche expérimentale pour rénover sept de ses grandes places. La place du Panthéon, emblématique par son monument, n’était qu’un parking. Aujourd’hui des femmes y flânent et s’y reposent. Comment s’opère cette fabrique ?

Centième Conférence Projet Urbain • 16.05.2018 / 17h30
Paola Vigano, Architecte et Urbaniste, Professeur à l’EPFL (Lausanne – Suisse)

Paola Vigano a fondé avec Bernardo Secchi en 1990, une agence d’architecture et d’urbanisme internationalement reconnue. Elle a eu l’occasion d’intervenir à plusieurs reprises en Belgique. Elle a enseigné dans plusieurs universités en Europe. En 2013, elle a été la première femme à recevoir le « Grand Prix de l’Urbanisme » en France. La qualité de sa production tant intellectuelle que professionnelle en fait une figure incontournable dans le monde de l’architecture et de l’urbanisme. A l’occasion de la Centième Conférence Projet Urbain, la venue de Paola Vigano, sera l’occasion de mettre en exergue les multiples dimensions d’une intervention urbaine, consiodérant son rapport au territoire et à la société.

Lieu: ULiège – Amphis Opéra, Salle Bovy
Place de la République Française 41, 4000 Liège
Entrée libre

 

Cinq projets pour le Grand Verviers

J’ai présenté les projets des étudiants Ingénieurs civils architectes réalisés dans le cadre de l’atelier « Projets urbains » de Master 2 dans le cadre des cours ouverts organisés par l’ULiège à Verviers.

Vous pouvez charger les documents via le lien suivant : Verviers MasterPlan.

Ces cours se base sur une pédagogie par la commande, qui repose sur une étroite collaboration avec les autorités locales, ici les communes de Verviers, Dison, Theux, Limbourg, Pepinster, réunies dans la Task Force Vesdre animée par le GRE Liège.

Nous sommes bien entendu à votre disposition pour commenter/présenter les travaux des étudiants

Un enjeu : le recyclage urbain

Du fait du contexte particulier des territoires impactés par le déclin industriel au sein des vallées de la Vesdre et de la Hoëgne, la thématique sous-jacente commune aux différents sites retenus concernait le « recyclage urbain » en vue de dégager de nouvelles pistes de développement pour l’avenir.

Les interventions proposées devaient s’appuyer sur les dynamiques territoriales en présence. Elles visaient à répondre aux enjeux actuels et des évolutions à venir de la ville, dans une démarche prospective des nouveaux usages urbains en considérant le contexte socio- économique spécifique de la région verviétoise.

Le déclin industriel de la vallée de la Vesdre

La vallée de la Vesdre et de ses affluents ont été le théâtre de développements industriels et urbains importants aux 19° et 20° siècles. Ces cours d’eau, à la fois source de force motrice et source d’eau de grande qualité pour le traitement des textiles, ont nourri et soutenu le secteur industriel lainier, portant la réputation de cette région à un niveau mondial dans l’immédiate après-guerre.

Par la suite, le déclin s’est imposé en raison de coûts de production non concurrentiels renforcés par le remplacement de l’économie de production par celle de la finance à partir des années septante. Ce changement de doctrine économique a par ailleurs conduit au niveau européen à délocaliser massivement les productions industrielles lourdes et impactantes en termes d’environnement vers des pays moins exigeants (au niveau environnemental, de la protection des ouvriers, etc.) et offrant des coûts de production inférieurs.

Depuis les années quatre-vingt, Verviers et sa région ne se sont pas remises de ce choc de désindustrialisation. Si les communes satellites ont été moins impactées, car présentant moins d’activités industrielles, Verviers et Dison subissent encore les conséquences de la mutation économique et de l’éloignement des grands centres de décision. Les territoires des communes concernées conservent en leur sein de nombreuses anciennes usines dont une partie des bâtiments restent à l’état de friches, renforçant ainsi le sentiment d’abandon perçu par de nombreux habitants.

Pour Verviers et Dison, en plus de l’impact des anciens sites industriels, le territoire a été perturbé en profondeur par la construction de voies de communication (autoroute, ring, trémie, percée, etc.) à la fin des années septante et début quatre-vingt qui a nécessité la destruction de quartiers en tout ou en partie. Des ruptures territoriales ont été ainsi imposées à un tissu urbain déjà fragilisé.

Une offre commerciale en voie d’évaporation…

A ces ruptures territoriales, viennent se greffer des modifications dans les modes de consommation qui ont des impacts au niveau du territoire. Les modes de consommation ont évolué avec le déclin des petites unités de commerces au profit d’un regroupement et d’une massification des espaces de ventes. Nombreuses grandes surfaces créées en périphérie avec dans leur sillage pléthore de boutiques ont « siphonné » la clientèle des petites unités, réduisant au fur et à mesure du temps l’étendue et l’attrait des anciennes artères commerçantes à un hyper centre.

La ville de Verviers a répondu relativement tardivement à cette dynamique de mutation commerciale, laissant s’échapper une partie de ses surfaces de vente, et, par-là, de sa zone de chalandise, vers l’agglomération liégeoise et le plateau de Herve, notamment.

Ce phénomène s’est encore accentué avec le projet de l’Outlet Mall sur le site de l’ancienne gare de l’Ouest, devenu le site Crescendo, avec florès de grandes surfaces attractives regroupées autour d’un vaste parking, localisé à proximité de sorties d’autoroute. Ce développement commercial pourtant proche du centre-ville, a de manière induite détourné les chalands des artères commerciales du cœur de ville, renforçant en cela le sentiment de « désertion » du centre. Ce phénomène s’est traduit par la multiplication de cellules vides. Un cercle vicieux s’est ainsi installé, où le nombre réduit de chalands induit une réduction de commerces qui induit à son tour la réduction de chalands… Signalons, enfin, que les aléas de concrétisation du projet de grand centre commercial en bord de Vesdre, annoncé depuis plus dix ans et maintes fois reporté, est venu encore aggraver cette instabilité commerciale locale.

Des défis liés à la multi-culturalité

Plus récemment, la région verviétoise a été touchée par le démantèlement d’une cellule terroriste d’origine bruxelloise qui s’y était installée. La stigmatisation médiatique qui s’en est suivie est venue alimenter les crispations au sein de la société, avec le renforcement de clivages socio-culturels pré-existants.

Rappelons à cet égard que de par son passé industriel et sa grande proximité avec les frontières, Verviers a toujours été une terre d’accueil pour les populations d’origine étrangère. Allemands, hollandais, polonais, italiens, espagnols, maghrébins, turcs, etc. ont fourni une main d’œuvre utile pendant des décennies, avec pour particularité que les primo-arrivants se regroupaient, généralement au niveau du quartier de Hodimont, avant de partir s’installer ailleurs sur le territoire.

Verviers totalise aujourd’hui plus de 120 nationalités différentes sur son territoire. Cette diversité culturelle peut être vue comme une des richesses de la ville, pour autant que celle- ci puisse s’exprimer dans un cadre intégrateur. Le rôle du centre-ville et du patrimoine local, en particulier industriel, ont de ce point de vue un rôle important à jouer. Verviers et sa région doivent en effet recomposer leur avenir en se reconstituant sur les bases d’un passé jadis florissant, en articulant les différentes couches et origines de la société entre elles pour générer un « nouveau récit » mobilisateur et intégrateur, à l’image d’autres villes post- industrielles.

Acupuncture plutôt que thérapie lourde

Différentes stratégies de régénération urbaine ont vu le jour ces dernières années dans les territoires post-industriels tels que la région verviétoise. On a vu ainsi des villes miser sur des attracteurs culturels majeurs (Bilbao, Lens, Metz), sur une reconversion profonde du centre- ville aux fins d’attirer des acteurs économiques (Sheffield), sur la mobilisation de l’économie créative (Nantes, Porto) ou encore sur la revalorisation du patrimoine industriel (Emsher, Turin).

La démarche qui sera adoptée à Verviers est encore au stade de l’ébauche. On peut néanmoins affirmer dès à présent qu’elle devrait reposer sur une forme d’acupuncture urbaine, inspirée en cela des propositions de Marco Casagrande. La disproportion entre enjeux en présence et moyens disponibles pour la rénovation urbaine est en effet criante encore. L’urbanisme tactique est sans doute la seule modalité d’action susceptible de répondre à ce hiatus.

Il s’agit dans cet esprit d’équilibrer les interventions entre centre et périphérie, sachant que la périphérie verviétoise et sa nébuleuse de villages reste attractive pour les jeunes ménages. Il s’agit là d’un atout à ne pas sous-estimer. Dans le même temps, une ville sans centre urbain actif ne peut conduire qu’à un renforcement des clivages sociaux et culturels, les habitants de la ville n’ayant plus de lieux communs et donc d’expériences à partager.

Vers un cadre négocié à l’échelle de la région urbaine

L’idée germe depuis plusieurs années au sein de la région verviétoise que l’avenir de la ville devra passer par la mise en place d’un cadre négocié, qui articule un certain nombre d’interventions dans le temps et dans l’espace au sein des cinq communes de la région urbaine. La mobilisation de ce potentiel de reconversion fait explicitement partie des ambitions de la Task Force pilotée par le GRE. Son objectif est d’élaborer un Master Plan pour la reconversion du territoire de la vallée de la Vesdre, à l’instar du Master Plan de Seraing réalisé voici une dizaine d’années.

Le plan CATCH pour la reconversion du site de Caterpillar

Thomas Dermine, Consultant en charge de la relance économique du bassin carolorégie et Benoît Moritz, Architecte & Urbaniste, Associé du bureau MSA nous présenteront le plan Catch pour la reconversion du site de Caterpillar à Charleroi, le mercredi 29/11 à 17h30, dans les Amphis Opéra (Salle Thiry).

Caterpillar annonçait en septembre 2016 la fin de ses activités sur le site de Gosselies. Cette décision devait entraîner la perte de plus de 3.000 emplois (directs et sous-traitants). Ce n’est qu’au terme de longues négociations que Caterpillar a accepté que le site de Gosselies, totalisant plus de nonante hectares, soit cédé pour l’Euro symbolique à la Région Wallonne. C’est que ce site se caractérise par un potentiel de reconversion économique assez unique à l’échelle de la Wallonie, en raison de sa taille et de sa localisation exceptionnelle, le long de grands axes autoroutiers et de l’aéroport de Brussels South.

Un Groupe d’Experts, sous la présidence de Jean-Pierre Hansen, a été mandaté par le Gouvernement Wallon pour définir des axes d’accélération de la croissance de l’emploi dans la Région de Charleroi au départ du Plateau Nord de Gosselies. Une douzaine de chefs d’entreprises ont ainsi travaillé de novembre 2016 à mai 2017 avec IGRETEC et le Comité de Développement Stratégique de Charleroi Métropole pour arrêter les termes d’un plan ambitieux, visant le court et le moyen terme. D’ici 2025, l’ambition du plan CATCH est que la région compte entre 133 et 137 000 emplois, ce qui correspondrait à un taux de croissance annuel moyen de 0.8 à 0.9% entre aujourd’hui et 2025, en ligne avec l’évolution prévue de l’emploi wallon.

Il résulte de ce travail un plan d’accélération baptisé Catalysts for Charleroi – CATCH en abrégé. Quatre secteurs décisifs pour le futur, charbon du Charleroi de demain ont été identifiés dans le cadre du plan : 1. L’industrie manufacturière de pointe, 2. Les transports et la logistique, 3. Les industries du vivant, 4. Les secteurs à la croisée du créatif et du digital.

Au delà de ces priorités en matière de développement économique, le plan CATCH repose sur l’affirmation de l’importance de la qualité urbaine pour remailler la zone nord de Charleroi. Il s’agit ainsi de transformer l’Aéropôle en un cadre de travail connecté et de qualité en misant sur une requalification des espaces publics, de manière à favoriser un urbanisme de proximité favorisant les échanges entre entreprises et travailleurs (logique des clusters).

Cette manière de concevoir l’urbanisme, combinant temps court et temps long des interventions, associant aménagement du territoire et pilotage économique, intégrant des écosystèmes industriels de nature différentes (manufacturières, logistiques et digitales), nous paraît exemplaire d’une nouvelle manière de faire la ville.

Ceinture Aliment-Terre Liégeoise

Christian Jonet nous présentera le projet de la Ceinture Aliment-Terre liégeoise, le mercredi 15/11 à 17h30, dans les Amphis Opéra (Salle Thiry). Soutenir les circuits courts alimentaires, c’est une manière de lutter contre l’étalement urbain et de promouvoir un développement territorial plus durable.

Le projet de la Ceinture Aliment-Terre liégeoise s’inscrit dans le cadre du mouvement international des « villes en transition ». La relocalisation de la production agricole y apparaît comme un moyen pour transformer la ville et son rapport à la périphérie, à travers des projets de maraichage et d’agriculture locale portés par des petits producteurs, des collectifs d’habitants et la chaine de distribution locale de produits alimentaires.

Cette dynamique territoriale sert plusieurs objectifs dont notamment, le fait de viser une souveraineté alimentaire locale, de développer les circuits courts alimentaires, d’aider à la remise au travail de personnes en développant une économie locale, de repenser un modèle d’agriculture et d’élevage soutenable, de mobiliser les citoyens et acteurs locaux dans un projet collectif et participatif.

Le développement d’une agriculture urbaine et rurale locale a été récemment intégrée dans le Schéma de développement territorial de Liège Métropole (présenté le 13/09/2017 aux élus de l’arrondissement).

Ce Schéma de développement territorial se structure autour de 11 enjeux et de 4 grandes ambitions territoriales. L’une de celles-ci n’est autre que le développement de l’agriculture alternative et des circuits-couts alimentaires, avec la mobilisation progressive de 100 ha/an pour le développement de ce type d’agriculture et le développement de nouveaux emplois dans le secteur, en phase avec les objectifs de la Ceinture Aliment-Terre liégeoise.

Rappelons ici que l’agriculture a un rôle à jouer dans la lutte contre l’étalement urbain à travers la viabilisation de terres agricoles localisées au sein de la ville ainsi que dans sa périphérie. Elle apparaît à ce titre comme un levier d’un projet urbain plus durable et plus solidaire pour la ville.

 

Aménagement du site de la Confluence à Namur

Michel Jehaes, Chef du Département des Voies Publiques de la ville de Namur, nous présentera le projet d’aménagement du site de la Confluence à Namur, le mercredi 25/10 à 17h30, dans les Amphis Opéra (Salle Thiry).

La Confluence de la Meuse et de la Sambre est le lieu de nombreux enjeux urbains au vu son implantation stratégique à Namur. Localisé entre la Citadelle et la vieille ville, le site a été marqué par une série d’interventions et est porteur d’une dynamique intrinsèque d’évolution.

La tentative avortée d’installation du Parlement wallon, il y a plus de vingt ans, a marqué et mobilisé les esprits namurois. La ville de Namur a décidé en 2015 d’organiser un concours d’architecture et de travaux sur le principe d’un marché Concept & Build. Le jury international chargé d’analyser et choisir le projet lauréat parmi les trois candidats finalistes était présidé par l’urbaniste Marcel Smets.

Le projet actuel compose avec ce passé, la population et les contraintes du lieu pour proposer un ensemble de nouvelles fonctions urbaines, pensées aux différentes échelles de la ville. Financé par des fonds FEDER, le projet propose une conception architecturale emblématique, à la fois ambitieuse et respectueuse du cadre bâti namurois.

Lieu : ULiège – Amphis Opéra, Salle Thiry
Place de la République Française 41, 4000 Liège
Entrée libre

Conférences Projet Urbain 2017-18/1

Cycle de conférences organisé par l’Université de Liège / Faculté des Sciences Appliquées & Faculté d’Architecture, la Haute Ecole Charlemagne, la Ville de Liège et le GRE – Liège. Programme 2017-2018 (1/2)

Andenne: “Quartier nouveau du site d’Anton” • 18.10.2017 / 17h30
Alexandre Colot, Responsable Aménagement du Territoire au BEP à Namur

Ce projet d’urbanisation, dont la candidature a été retenue dans le cadre de l’appel à projet «Quartiers nouveaux » lancé par la Région wallonne en 2015, concerne la mutation de plus de 49 hectares en rive droite de la Meuse à Andenne. Ce nouveau pan de ville prévoit une mixité fonctionnelle avec1600 logements, des activités tertiaires, un centre de recherche, un incabuteur d’entreprises, etc. Ce projet intègre le développement d’agriculture urbaine ainsi que l’aménagement de potagers et de vergers. Il vise en outre à la création d’un parc écologique au niveau de la zone humide existante.

Namur: “Quartier de la confluence” • 25.10.2017 / 17h30
Michel Jehaes, Ville de Namur, Chef du Département des Voies Publiques

La zone de la confluence de la Meuse et de la Sambre est au cœur de nombreux enjeux au vu son implantation stratégique à Namur. Le site est conditionné par de nombreuses strates historiques d’interventions et porteur d’une dynamique intrinsèque d’évolution. La tentative avortée d’installation du Parlement wallon, il y a plus de vingt ans, a marqué et mobilisé les esprits namurois. Dans ce contexte, le projet actuel compose avec ce passé, la population et les contraintes des lieux pour proposer à la fois un ensemble de nouvelles fonctions urbaines nécessaires à différentes échelles et une conception architecturale emblématique.

La “Ceinture aliment-terre liègeoise” • 15.11.2017 / 17h30
Christian Jonet, “Ceinture aliment-terre liégeoise”

Ce projet s’inscrit dans le cadre d’une réflexion globale menée sur les « villes en transition » à Liège et alentour depuis plusieurs années. Ce projet est conçu comme un maillon au sein d’une chaîne d’actions et de projets de transition portés et mis en œuvre par des citoyens. Cette dynamique territoriale sert plusieurs objectifs dont notamment, le fait de viser une souveraineté alimentaire locale, de développer les circuits courts alimentaires, d’aider à la remise au travail de personnes en développant une économie locale, de repenser un modèle d’agriculture et d’élevage soutenable, de mobiliser les citoyens et acteurs locaux dans un projet collectif et participatif.

Plan CATCH pour la reconversion de Caterpillar • 29.11.2017 / 17h30
Thomas Dermine, Consultant en charge de la relance économique du bassin carolorégien
Benoît Moritz, Architecte & Urbaniste, Associé du bureau MSA

Après de nombreux soubresauts économiques et sociaux au cours du temps, Caterpillar a annoncé en septembre 2016 la fin de ses activités sur le site de Gosselies, entraînant la perte de plus de deux milles emplois directs. Au printemps 2017, au terme de longues négociations, Caterpillar a annoncé que le site de Gosselies, totalisant plus de nonante hectares, sera cédé pour l’Euro symbolique à la Région wallonne. Implanté au sein de l’aéropôle de Charleroi, ce site représente un fort potentiel de reconversion économique grâce à sa localisation le long de grands axes autoroutiers et de l’aéroport de Brussels South. Le plan CatCh (CATalyst 4 Charleroi), envisage de manière large le redéploiement du plateau nord de Charleroi.

Dynamiques de projets à Liège • 06.12.2017 / 17h30
Willy Demeyer, Bourgmestre de Liège

De nombreux projets urbains sont sortis de terre ou sont en cours à Liège. Ils s’inscrivent dans la dynamique du Projet de Ville 2012-2022. La conférence sera l’occasion de faire le point sur la situation actuelle et future de la ville avant de faire un focus sur le projet emblématique de l’Ecoquartier de Coronmeuse au Nord-Est de Liège.

Lieu: ULiège – Amphis Opéra, Salle Thiry
Place de la République Française 41, 4000 Liège
Entrée libre

 

Un quartier nouveau à Andenne

Alexandre Colot, Responsable Aménagement du territoire au BEP à Namur, nous présentera le Quartier nouveau du site d’Anton (Andenne), le mercredi 18/10 à 17h30, dans les Amphis Opéra (Salle Thiry).

Le projet d’urbanisme du site d’Anton est un des 14 projets retenus dans le cadre de l’appel à projet «Quartiers nouveaux » lancé par la Région wallonne en 2015. Le projet, développé à l’initiative de la commune d’Andenne avec le soutien du BEP, s’appuie sur une politique volontariste de portage foncier (acquisition de terrains) menée de longue date par les autorités communales.

Il est axé sur de développement d’un quartier mixte comprenant 1.600 logements, des activités tertiaires, un centre de recherche, des espaces de coworking, un centre de distribution et un incabuteur d’entreprises. Il intègre le développement de l’agriculture urbaine à travers l’aménagement de potagers et de vergers. Il vise, enfin, la création d’un parc écologique au niveau de la zone humide existante.

Lieu : ULiège – Amphis Opéra, Salle Thiry
Place de la République Française 41, 4000 Liège
Entrée libre

Conférences Projet Urbain, 2016-2017

Cycle de conférences organisé par l’Université de Liège / Faculté des Sciences Appliquées – Faculté d’Architecture, la Haute Ecole Charlemagne, la Ville de Liège et le GRE – Liège.
Lieu : ULg – Amphis Opéra – 4000 Liège. Entrée libre.

L’Eco-Quartier des Rives de la Haute Deule
Mercredi 08.03.2017 / 17h30 / Salle Thiry
Jean-Pierre Pranlas-Descours, Architecte et Directeur de l’Agence PDAA à Paris

Situé au niveau de la métropole de Lille, le projet global des Rives de la Haute Deûle couplé au programme d’ « Eura Technologies » s’inscrit dans le concept de la “ville renouvelée”. Il s’agit d’une vaste opération de mobilisation d’anciens territoires industriels pour une reconversion mixte de nouvelles fonctions urbaines et économiques Au sein de ce vaste territoire d’une centaine d’hectares, le projet de la ZAC des Rives de la Haute Deule (25 ha) va s’y inscrire pour composer avec la présence historique de l’eau et replacer cet élément fondateur et mémoriel dans une nouvelle dynamique identitaire, en incluant également d’autres strates historiques, tels que d’anciens bâtiments industriels, dans la configuration de ce nouveau quartier associant habitats, bureaux, équipements et espaces publics.

Master plan Vrieheide – De Stack, Heerlen
Mercredi 15.03.2017 / 17h30 / Salle Thiry (EN)
Rik Martens, Architecte Associé du bureau Humblé Martens – Architectuur & Stedelijk Ontwerp.

Les initiatives citoyennes participant au développement urbain, tels que les festivals, les jardins communautaires, les apéros urbains, etc., sont rarement intégrées aux politiques publiques urbaines, qui se veulent pourtant de plus en plus participatives. La Ville de Heerlen souhaitait reconnecter ces deux approches au travers de l’élaboration participative d’un master plan “Buurtbusiness” pour le quartier Vrieheide – De Stack, enfermé dans une spirale de dégradation. L’objectif était d’intégrer tous les niveaux d’action mais aussi les temporalités des différents acteurs en présence, afin d’élaborer ensemble une vision à long-terme pour le développement du quartier. Depuis lors, de nombreux projets concrets ont vu le jour et sont portés directement par les acteurs locaux, non seulement les citoyens mais aussi les entrepreneurs présents dans et autour du quartier.

L’Eco-Quartier GINKO à Bordeaux
Mercredi 19.04.2017 / 17h30 / Salle Thiry
Olivier Brochet, Architecte Associé de l’Agence Brochet /Lajus /Pueyo à Bordeaux

En février 2006, Bouygues Immobilier, associé aux bailleurs sociaux Aquitanis et Mésolia habitat, est désigné lauréat pour un projet d’aménagement de la zone d’aménagement concerté (ZAC) « La Berge du Lac ». L’Agence Brochet-Lajus-Pueyo est mandatée avec Christian Devillers & associés et l’agence de paysagistes Signes. Un des enjeux primordiaux de l’élaboration de l’Eco-Quartier Ginko consiste à gérer des interfaces délicates et à dialoguer avec l’histoire, avec la présence du quartier voisin des Aubiers, celle du centre commercial, mais aussi du secteur tertiaire proche (Parc des expositions, Palais des congrès, Centre hôtelier…), l’habitat, commerces, emplois, les équipements et les espaces publics. Les premiers travaux ont démarrés en juillet 2010, afin d’accueillir les premiers habitants en septembre 2012. L’Eco-Quartier Ginko a opté pour une architecture bioclimatique, des logements THPE (Très Haute Performance Énergétique) et BBC (Bâtiments Basse Consommation), a recourt aux énergies renouvelables, à l’usage raisonné de l’eau, etc.

Expériences de psychanalyse urbaine
Mercredi 26.04.2017 / 17h30 / Salle Thiry
Laurent Petit, Psychanalyste Urbain et Directeur de l’A.N.P.U.

La psychanalyse urbaine consiste à coucher les villes sur le divan, détecter les névroses urbaines et proposer des solutions thérapeutiques adéquates. Fondée en 2008, l’A.N.P.U. (l’Agence Nationale de Psychanalyse Urbaine) a psychanalysé une soixantaine de villes et de territoires dont des grandes villes comme Marseille, Montpellier, Rennes Métropole ; des villes moyennes comme Partenay, Dunkerque, Hénin-Beaumont; des régions entières comme la Camargue, les Côtes d’Armor, l’île de Ré et des villes à l’étranger comme Alger, Tunis, Bruxelles et Mons en Belgique, etc. Cette conférence présentera la méthodologie mise en place au cours de toutes ces années via quelques cas particulièrement saisissants.

Le Vieux Montréal
Mercredi 03.05.2017 / 17h30 / Salle Thiry
Priscilla Ananian, Prof. Dr. Architecte – Urbaniste, Département d’études urbaines et touristiques, École des sciences de la gestion, Université du Québec à Montréal.

La conférence sera l’occasion d’aborder la démarche entreprise concernant le Vieux Montréal et la dynamique mise en place visant à favoriser, entre autres, l’installation des classes moyennes. Ces nombreux développements immobiliers sont considérés comme autant d’occasions pour planifier la ville de demain ainsi que son attrait pour les besoins et usages multiples en évolution. Dans cette optique, la Ville de Montréal entend établir une vision d’ensemble cohérente et concertée de ces différents projets urbains, qui proposent notamment de nouvelles typologies d’habitat et compte s’appuyer dessus pour accroître la qualité de vie dans la métropole et assurer la pérennisation des habitants. Lieu : ULg – Amphis Opéra Place de la République Française, 41, 4000 Liège. Entrée libre

Le Plan Canal: Une ambition métropolitaine pour le redéveloppement de Bruxelles

Conférence CERES de Mr. Olivier Menalda, Chef de Projet « Plan Canal » à la SAU – Société d’Aménagement Urbain. Lundi 28 novembre 2016, à 17h30, Auditoire 01, Bât. 37 – Sart Tilman

Afin de répondre aux enjeux auxquels la Région de Bruxelles-Capitale est confrontée à savoir le besoin en logements, écoles, équipements et espaces publics liées au boom démographique et le maintien de l’activité économique en Ville, celle-ci a développé une stratégie de développement territoriale autour du territoire du canal dénommée le «Plan Canal».

Lancé par la Région en 2012, ce plan vise à doter l’ensemble du territoire du Canal d’une approche globale de développement. En 2015, le Gouvernement régional s’est donné 10 ans pour l’implémenter. L’Association Internationale des Urbanistes (AIU – ISOCARP) a attribué le 1er Grand Prix d’excellence en urbanisme à la Région de Bruxelles-Capitale pour ce Plan en indiquant qu’il est «un outil de planification multidisciplinaire ambitieux et novateur, développé pour réussir le (re)développement des quartiers centraux tout en abordant les principaux défis socio-économiques et environnementaux».

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La conférence sera suivie d’une séance de questions/réponses ainsi que d’un cocktail.

L’évènement est gratuit mais pour sa bonne organisation, nous vous invitons à vous inscrire en ligne au plus tard pour le lundi 21 novembre midi. Suivez le lien suivant : https://lc.cx/oxPV

Un souper est également prévu au Restaurant L’Enoteca, à Liège, à 20h00. La participation au souper est, quant à elle, payante (75€/personne).

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